La méthode Coué : (re)découvrez son histoire et son pouvoir

La méthode Coué : (re)découvrez son histoire et son pouvoir

Une méthode pour guérir et mieux vivre, simple et gratuite est née en France, au début du XXe siècle. Rejetée dans son propre pays alors qu’elle rencontrait un énorme succès partout dans le monde, la méthode Coué influence toujours. Ses principes de base se retrouvent aujourd’hui dans de nombreuses pratiques de développement personnel : la confiance en soi, la pensée positive, l’imagination, l’inconscient, l’autosuggestion… Hypnotiseur, guérisseur, gourou ? Qui était donc ce Mr Coué ? En quoi consiste réellement cette méthode ? Quelles pratiques s’en sont inspirées ?

Mr Coué, pionnier ou charlatan ?

Le chemin du jeune Coué

Émile Coué (1857 – 1926), fils unique d’une famille modeste bretonne, grandit au fil des affectations de son père, cheminot : Molac dans le Morbihan, Troyes, Nogent-sur-Seine, Montmédy dans la Meuse. Malgré ces déménagements et la guerre franco prussienne qui le prive d’enseignement pendant trois ans, son assiduité et son intelligence se font remarquer. À 18 ans, il obtient un baccalauréat de philosophie et de sciences.

N’ayant pas les moyens de financer les études de chimie dont le fils rêve, le père l’encourage à accepter une place de commis qu’un pharmacien de Troyes lui a proposé. Émile Coué adhère, considérant la voie pharmaceutique comme une discipline voisine. Durant 3 ans d’apprentissage, il passe beaucoup de temps dans l’arrière boutique à ranger ou préparer des remèdes. Il écoute et enregistre avec attention les plaintes et réflexions des clients ainsi que les conseils de son patron. C’est ainsi qu’il se forge une première idée des conséquences des maladies réelles ou imaginaires ainsi que de l’action des médicaments.

Coué-pharmacien

À 25 ans, il obtient brillamment son diplôme de pharmacien. Son excellente réputation de travailleur acharné va lui procurer ce qu’il souhaite. Un autre pharmacien de Troyes, désireux de disposer d’une “liberté rémunérée”, lui propose un statut d’associé. Pas d’apport financier à condition qu’il gère seul l’officine. Le voilà à la tête d’une pharmacie, ce qui va rapidement lui permettre de développer ses talents.

Pharmacien mais pas que…

L’inventeur de la méthode Coué ne se contente pas de délivrer les remèdes prescrits par les médecins. Il fait connaissance avec les malades et leur explique les bienfaits et les effets secondaires des plantes médicinales. À force de constater et d’apaiser leurs inquiétudes, il comprend quelque chose qu’il n’avait pas appris à l’école : il détient un pouvoir important dans la relation malade/médecin/pharmacien/médicament.

Le pharmacien commence alors à ajouter consciemment une parole convaincante et réconfortante à chaque remède.

La prescription du docteur Dupont est très bonne ! Cette pommade pour les jambes est souveraine, c’est moi qui vous le dis ! Deux frictions matin et soir, pendant huit jours, et vous marcherez sur un nuage !

Finies vos aigreurs d’estomac avec ces pastilles à la réglisse ! Surtout, prenez les bien en fin de repas. Dès demain, vous digérerez mieux ! Vous m’en direz des nouvelles !

Et, il constate que ses paroles renforcent l’action du médicament prescrit. Il s’étonne même de voir disparaitre des insomnies chroniques ou des migraines sévères en accompagnant simplement les tisanes et aspirines de ses conseils. Grâce à sa capacité à transmettre sa conviction que les forces de l’esprit peuvent guérir, les patients affluent et la graine de méthode germe.

D’hypnotiseur à étudiant en médecine

Les succès et l’aisance de Mr Coué se développent. Quelques mois après son installation, il rencontre Lucie Lemoine, fille de notables de Nancy, avec qui il se marrie, en 1884. Lors d’un diner chez des amis de ses beaux-parents, le pharmacien évoque son approche expérimentale de la suggestion. On lui recommande la lecture d’un ouvrage, récemment publié par un agrégé de médecine : “De la suggestion dans l’état hypnotique et dans l’état de veille” du professeur Bernheim.

L’auteur y décrit en détail le phénomène de l’hypnose, “état proche du sommeil obtenu par une manœuvre de suggestion”, qu’il a étudié aux côtés du Dr Liebault. Très enthousiaste à l’idée de partager avec d’autres professionnels son sujet de prédilection, Mr Coué les contacte. Contrairement à Bernheim, qui refuse de recevoir ce “petit pharmacien”, Liebault l’accueille chaleureusement. Il apprend ainsi comment plonger des patients dans un état modifié de conscience et leur suggérer de guérir de leurs maux. Quelque temps plus tard, un certain Sigmund Freud viendra également observer et s’inspirer de cette pratique de l’hypnose.

Passionné et passionnant, Émile Coué a du mal à faire face à l’affluence de curieux qui s’intéressent à son nouveau talent. À partir des années 1890, il hypnotise gratuitement les patients volontaires, dans sa pharmacie, dont il a acquis les parts de son invisible associé. Renonçant pour garder son activité de pharmacien, il organise ensuite des séances collectives dans sa maison voisine. La transformation des participants nourrit sa motivation et sa notoriété grandissantes. Toujours de manière désintéressée, il commence à diffuser sa “méthode” lors d’interventions publiques dans la ville de Troyes et les communes avoisinantes.

En 1896, il confie sa pharmacie à un gérant pour rejoindre la ville de Nancy. La capitale de la Lorraine est le berceau de son épouse mais aussi une cité culturelle où l’hypnotisme fait fureur, à l’époque. Conscient qu’il manque quelque chose à son parcours pour crédibiliser pour de bon la méthode Coué, il s’inscrit à la faculté de médecine, à 39 ans. Il y mène de longs travaux sur la psychologie et les “sciences parallèles”.

Émile-Coué
Émile Coué

Itinérances d’un socio-thérapeute

Après 5 ans d’études, des difficultés matérielles le contraignent à arrêter. Il reprend les rênes de sa pharmacie de Troyes, qui privée de ses conseils, a perdu ses clients. Rebondissant sur cet écueil, il commercialise les “cachets Coué” en 1901. Accompagnés d’un discours persuasif, ces derniers remplissent à nouveau l’officine et le tiroir caisse. De surcroit, ils sont une étape importante de la conception de la méthode Coué : le pharmacien formalise sa conviction du pouvoir du duo suggestion/autosuggestion.

“Qu’est-ce que la suggestion ? On peut la définir par l’action d’imposer une idée à une personne. Cette action existe-t-elle réellement ? À proprement parler non. La suggestion n’existe pas en effet par elle même ; elle n’existe et ne peut exister qu’à la condition sine qua non de se transformer chez le sujet en “autosuggestion”. Et ce mot, nous le définirons par “l’implantation d’une idée en soi-même par soi-même”. Vous pouvez suggérer quelque chose à quelqu’un, si l’inconscient de ce dernier n’a pas accepté cette suggestion, s’il ne l’a pas digérée, pour ainsi dire, afin de la transformer en autosuggestion, elle ne produit aucun effet… “

Émile Coué

Le disciple de la méthode Coué

À 53 ans, le destin va permettre à Émile Coué de revenir habiter à Nancy. Sa pharmacie confiée à un jeune collègue très compétent, il trouve enfin le temps de conceptualiser la méthode Coué et ses principes. Convaincu que ses travaux pourraient aider la médecine, il se retrouve profondément blessé par l’intolérance méprisante du corps médical, qui refuse toute collaboration.

Sa rencontre avec Charles Beaudouin, jeune professeur de philosophie, sera décisive. Convaincu des bienfaits de la méthode Coué, il va pousser son inventeur à la diffuser en Suisse, puis en Angleterre et même jusqu’aux Etats-Unis et en Russie. En consacrant sa thèse aux travaux de Mr Coué, l’universitaire va étayer d’une théorie irréprochable, les exposés portés par la foi et l’éloquence si contestés du pharmacien.

Bien que les démonstrations du Charles Beaudouin soient également remises en question par la communauté scientifique, la thèse devient un livre, puis deux. Vendus à des milliers d’exemplaires en Angleterre et aux Etats-Unis, le succès revient à Émile Coué, abondamment cité, dont les mots simples touchent le public.

Jusqu’à sa mort en 1926, Mr Coué ne cessera de colporter sa méthode et son désir de rendre les hommes indépendants et heureux.

Les principes de la méthode Coué

Une pratique suggestive parmi d’autres

Persuadé de la puissance de nos ressources psychiques, Émile Coué a conçu une phrase capable, selon lui, de guérir et mieux vivre. Contrairement à la caricature répandue, cette formule non magique est l’aboutissement d’une vie de recherche. Elle s’appuie sur le même mécanisme qui a donné naissance à la psychanalyse : l’inconscient.

Comme Coué, Freud remarque que l’homme est davantage dominé par ses émotions et désirs inconscients plutôt que par la logique. En psychanalyse, c’est à travers ses désirs et sentiments de sympathie ou d’hostilité “projeté” sur l’analyste que le patient se libère. Le praticien rééquilibre l’échange par le “contre-transfert”. La suggestion et l’autosuggestion sont à l’œuvre.

La méthode Coué, suggère à chacun de s’accorder une vie meilleure et exempte de maladies, en s’adressant directement à son inconscient.

Nombreux procédés employés par les guérisseurs depuis des temps ancestraux ont pour effet de provoquer chez le malade l’autosuggestion de la guérison : imposition des mains devenue magnétisme, hypnotisme, paroles, gestes, incantations…

L’autosuggestion consciente

Aujourd’hui l’hypnose thérapeutique est utilisée dans le traitement des phobies, des addictions, douleurs diverses, peurs… Les résultats sont parlants et le processus est prouvé.

À son époque, Coué a été l’un des premiers à comprendre que l’hypnose n’existait pas sans l’auto-hypnose : lorsqu’on accepte d’être plongé dans un état modifié de conscience par quelqu’un, on lui accorde le statut d’hypnotiseur, le pouvoir de modifier notre conscience. Et on s’accorde le statut d’hypnotisé, le lâcher prise nécessaire à la transformation psychique.

En observant ce mécanisme, on comprend que le consentement se passe exclusivement en soi. La méthode Coué a pour origine ce constat : nous avons le pouvoir de nous auto-hypnotiser, de nous auto-suggérer une conduite particulière à tenir.

La phrase qui guérit

“Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.”

Émile Coué

Voilà la phrase clé de la méthode Coué ! À répéter 20 fois, 3 fois par jour. Ainsi, cette autosuggestion pénètre mécaniquement dans l’inconscient. Si ce dernier accepte d’y répondre, il mettra en œuvre le processus de guérison. Cette phrase peut être suivie d’une suggestion personnelle visant un but précis : “J’ai les capacités de réussir facilement cet examen”. Il s’agit de se persuader soi même, d’imaginer et créer avec confiance, foi et persévérance la réalité souhaitée (dans le domaine du raisonnable !)

La mise en pratique de l’autosuggestion

Si cette phrase qui guérit a des allures de remède miraculeux, elle n’en est pas un ! Coué l’a conçu, convaincu de la capacité de notre être conscient à ouvrir les portes de notre inconscient.

“Pour bien comprendre Coué, imaginez maintenant que votre inconscient est un attelage de chevaux tirant une diligence, dont vous êtes le postillon. Si vous relâchez la bride et ne surveillez pas la progression, les bêtes, livrées à leur instinct vont, qui sait, s’en aller à travers champ, peut être même s’affoler et s’emballer ! Au contraire, si vous parlez régulièrement aux chevaux avec des ordres clairs, répétés, et en tenant bien les rênes, ils resteront sur la route et emmèneront la malle à destination… et vous avec !”

Gilbert Garibal, La méthode Coué

Des actes volontaires

Pour utiliser correctement sa méthode, Mr Coué insiste sur la volonté nécessaire. Si répéter la formule ne demande pas d’effort particulier, elle ne peut conduire vers un résultat positif qu’à condition d’être réfléchie et acceptée. Sa mise en pratique requiert :

  • Raisonnement : elle ne peut s’appliquer que “dans le domaine des choses raisonnables”, des actes “à ma mesure et dans mes limites” ;
  • Discipline : je dois me fixer une règle de conduite et m’y tenir. La suggestion fonctionne quand elle devient autosuggestion, c’est à dire quand je suis sincèrement convaincu de ma capacité à réaliser ce que je souhaite ;
  • Application : il est important d’être assidu dans la répétition régulière de la méthode afin qu’elle “imprègne” suffisamment l’inconscient.

La fantastique puissance de l’imagination

La volonté, faculté de notre être conscient est en opposition avec l’imagination illimitée de notre inconscient. C’est en observant certains clients de sa pharmacie qu’Émile Coué a formulé sa première loi :

“Quand l’imagination et la volonté sont en lutte, c’est toujours l’imagination qui l’emporte, sans aucune exception.”

Émile Coué

Plus la volonté veut dominer par exemple, le vertige, plus l’imagination le renforce. La méthode Coué a pour objectif d’apprivoiser et d’éduquer cette imagination, qui selon lui, apporte la guérison.

volonté-et-imagination

Nos peurs archaïques, notre éducation, les crises que nous traversons nous poussent plus souvent à produire des scénarios alarmants défaitistes plutôt que des images gaies et rassurantes. Ainsi se perpétuent maladies, échecs et habitudes de vie néfastes.

Et pourtant, si l’on croit le pharmacien de Troyes, nous possédons le pouvoir de nous guérir et de réaliser ce que l’on veut vraiment. L’autosuggestion consciente de la méthode Coué, père de la pensée positive a fait naitre de nombreuses pratiques qui continuent aujourd’hui d’aider des millions de personnes.

Les thérapies inspirées de la méthode Coué

Le training autogène du Dr Schultz

Au début de l’ère industrielle, le psychiatre allemand (1884 – 1970) constate les premiers symptômes dus à l’accélération des rythmes de vie : fatigue nerveuse, migraines, insomnies, troubles gastriques, mal de dos…. S’inspirant des travaux de Coué et de son confrère hypnotiseur Oskar Vogt, il crée une technique à visée préventive et thérapeutique pour retrouver l’harmonie au quotidien grâce à la suggestion.

“Le training autogène est une méthode de relaxation musculo-mentale générée par une auto-hypnose due au relâchement volontaire de la tonicité des muscles du sujet.”

Johannes Heinrich Schultz

La méthode Vittoz

Contemporain de Coué, le docteur suisse Roger Vittoz (1863-1925) a mis au point une méthode psychothérapeutique basée sur “la reconquête des sensations”. Il considère l’anxiété comme le résultat d’un déséquilibre entre la partie réceptive de notre cerveau (celle qui accueille toutes les informations par nos sens) et la partie émissive (celle qui nous permet de penser).

Ainsi, sa thérapie suggère l’instauration de nouvelles habitudes corporelles et mentales pour retrouver l’harmonie et l’indépendance nécessaires et naturellement présentes en chacun de nous. Au programme : prise de conscience du corps, respiration, concentration, déconcentration, visualisation, méditation.

“Tout est simple, tout doit être simple, c’est si bon d’être simple !”

Roger Vittoz

La logothérapie

Inventée par le psychiatre autrichien Emil Frankl, (1905 – 1997), ami de Freud, la logothérapie est née dans un camp de concentration. Cette expérience de déporté permettra à son inventeur d’éprouver personnellement la force de la suggestion, salvatrice pour lui et ses compagnons.

Selon le principe que l’être humain ne cherche pas le bonheur mais une raison d’être heureux, il convainc bon nombre de déportés d’imaginer un futur libéré et de le faire vivre en pensée. À là la libération, il officialise sa méthode dans son ouvrage “Découvrir un sens avec la logothérapie“. Parmi les techniques qu’il préconise, on retiendra, en lien avec la méthode Coué :

  • l‘intention paradoxale : pour se libérer d’une peur, il conseille de l’imaginer amplifiée. Si vous êtes effrayé par les souris, pensez que vous allez en trouver 100 en descendant dans votre cave. Vous devriez sourire et vous sentir rassuré ;
  • la dé-réflexion : au lieu de se concentrer sur l’effet que l’on cherche à obtenir (par exemple, ne pas bafouiller pendant le discours du mariage de ma fille) il convient de se concentrer sur le but (lui faire plaisir).

La sophrologie

Selon son concepteur, Alfonso Caycedo, la sophrologie est une “science de la conscience”. Dans les années 1950, ce neuropsychiatre colombien souhaite rapprocher les psychologies orientales et occidentales. Il étudie l’hypnose en Espagne, la méthode Coué à Nancy, en Suisse puis les pratiques méditatives en Inde et au Tibet.

Il crée “l’école sophrologique” à son retour en Occident dans les années 1960. Reconnue mondialement comme une technique efficace et sérieuse, la sophrologie permet :

  • Une relaxation des tensions physiques,
  • Une prise de conscience de ses possibilités mentales,
  • La conservation ou l’acquisition de la maîtrise de soi,
  • L’élimination des mauvaises habitudes.

La sophrologie cherche à la fois à relâcher les tensions présentes grâce à la relaxation mais travaille également au développement personnel futur : en utilisant l’imagination et la visualisation, elle nous donne des clés, comme Coué, pour réussir nos projets.

La programmation neurolinguistique (PNL)

Créée par deux psychologues américains, John Grinder et Richard Bandler dans les années 1970, la PNL est une théorie basée sur une étude sociologique. Pourquoi certaines personnes réussissent plus facilement que d’autres ? Telle était la question de base qui les a amené à ces 3 composantes :

  • P comme programmation : notre vision du monde est “programmée” par notre culture et notre éducation, telle un ordinateur. Nos comportements et pensées en découlent. Nous pouvons les modifier, en “installant” d’autres logiciels (façons de pensée).
  • N comme neuro : Toujours selon cette métaphore informatique, nous pouvons “mettre en mémoire” ou “supprimer” des informations utiles ou désuètes.
  • L comme linguistique : nous exprimons nos pensées par le langage verbal et non verbal. Il reflète notre vécu et notre cohérence ; qui peuvent nous servir ou nous desservir.

En comparant nos processus internes à la programmation informatique, cette pratique propose à la fois un répertoire de nos comportements et une méthode de transformation basé sur le pouvoir de l’imagination positive.

L’analyse transactionnelle

Eric Berne, psychiatre américain a crée l’analyse transactionnelle dans les années 1950, pour mettre la psychologie à la portée du grand public. Selon son modèle, notre Moi est composé de trois “états” complémentaires qui peuvent s’opposer :

  • le parent, garant de nos apprentissages (valeurs, principes),
  • l’adulte, maître du réfléchi (langage, logique),
  • l’enfant, témoin des ressentis (émotions, créativité).

En situation relationnelle, nous apparaissons tour à tour avec l’autorité d’un parent, le calme d’un adulte ou la sensibilité d’un enfant. Nous réagissons en fonction des interdictions et permissions reçues pendant notre enfance selon des “transactions” enracinées. Le but de l’analyse transactionnelle est de se libérer de nos “messages négatifs” pour aller vers une réelle autonomie.

La source inépuisable et gratuite

Critiquée et moquée, restée dans l’ombre bien qu’éclairant toujours à travers d’autres thérapies, la méthode Coué a souffert. Si son époque n’a pas su reconnaître son enseignement pratique et profondément humaniste, la promesse de nos ressources psychiques illimitées reste intemporelle et universelle.

Comme le disait le Boudha, “Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde”. Se répéter la phrase qui guérit pour se construire un futur plus sain, heureux et réjoui ne coûte pas grand chose. Et pourrait rapporter gros. Alors prêts à essayer et partager vos expériences ?

Sources : Gilbert Garibal, La méthode Coué, guide pratique pour découvrir les pouvoirs de l’autosuggestion, 1999
Pour en savoir plus : Voici un site entièrement dédié à la méthode Coué

Si vous avez apprécié cet article, vous êtes libres de le partager ! :)
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

2 thoughts on “La méthode Coué : (re)découvrez son histoire et son pouvoir

  1. Merci pour cette découverte, j’ignorais cette histoire inspirante. J’ai particulièrement apprécié les qualités dont a fait preuve Emile (je le connais bien maintenant) : la curiosité, la réflexion, l’audace et surtout l’altruisme. Je partage cette idée qu’il n’y a pas de limite à la puissance de l’esprit et que l’avenir nous réserve encore de belles surprises dans ce domaine. En effet, cela me fascine quand les savoirs ancestraux sont rattrapés par la science moderne, de plus, tu finis par une référence à Bouddha. Passionnant. J’aimerais faire une recommandation de lecture : Découvrir un sens à sa vie de Victor Frankl dans lequel il partage son expérience dans les camps de concentration.

    1. À moi de te remercier pour ce généreux commentaire. Je partage ton enthousiasme face aux validations scientifiques modernes de savoirs ancestraux, longtemps considérés comme croyances ou superstitions. De belles réconciliations en perspective !

Laisser un commentaire